SYNOPSIS

Aujourd’hui, pour plus de 13 millions de Français, la vie se joue chaque mois à 50 euros près. Derrière ces statistiques, se livrent au quotidien des combats singuliers menés par des hommes et des femmes qui ont la rage de s’en sortir et les mots pour le dire. À leurs côtés, des bénévoles se donnent sans compter pour faire exister un monde plus solidaire.

 

AFFICHE DU FILM

 

Affiche du film

 

NOTE D'INTENTION

 

Il y a dans ce film ce que nous sommes, ce qui nous anime en tant que citoyens et cinéastes.

Nous sommes arrivés à Givors en novembre 2011 pour ouvrir le chantier du film. Pourquoi Givors? C’est une ville moyenne de 20000 habitants, sise entre le Rhône et le Gier, adossée à la campagne et traversée par l’autoroute qui de Lyon conduit à Saint-Étienne. Elle fut une grande ville ouvrière, son bassin industriel a créé beaucoup d’emplois et attiré nombre d’immigrés venus de toute part. Et puis tout s’est écroulé très rapidement, il n’y a pas si longtemps.  

Givors nous semble être emblématique d’une histoire telle que la connaissent une grande majorité de français.

Les personnes que nous avons filmées sont quelques unes parmi les millions qui, dans notre pays, ont des fins de mois difficiles, qu’elles aient un travail ou non.

Ce n’est pas un film sur la précarité ou la pauvreté. C’est un film fait avec des êtres  qui traversent cette précarité dans la banalité du quotidien, du chômage, de la survie ou du travail mal payé. Ils sont le paysage à découvrir avec leur vitalité, leur détermination à vivre, leur culture de résistance. En effet, ce n’est pas parce qu’on est pauvre, qu’on est dénué de parole, de rêves, de sentiments, ou qu’on n’est pas dépositaire de mémoire et d’envie de transmettre à ses enfants l’idée d’un monde meilleur.

Nous sommes en train d’accepter petit à petit en France l’idée d’une société à deux vitesses, entre ceux qui ont plus au moins, et ceux qui n’ont plus. Mais être pauvre aujourd’hui chez nous, c’est aussi ne plus être entendu, ne plus être vu ou regardé, c’est se cacher, se taire, et subir un vrai racisme social. Tous ces mots par lesquels on les stigmatise, assistés, déclassés, et tant d’autres qui font mal, provoquent ainsi chez eux un sentiment de culpabilité, tout en les séparant de plus en plus de nous.

Filmer, c’est prendre soin de l’autre. Chacun de nous construit sa vie en se confrontant aux regards des autres. Si ce regard n’existe plus, la vie s’arrête.

C’est pourquoi nous voulions aussi rendre hommage au travail des bénévoles des associations d’entraide, une véritable armée de l’ombre, qui aux côtés des plus démunis essaye de ne pas les laisser seuls. L’évidence avec laquelle certains êtres aident les autres, leur don de soi, est quelque chose d’admirable. 

Nous avons eu le sentiment de filmer à Givors la substance d’un pays, sa moelle. Nous avons rencontré le peuple français tel qu’il est tel et tel qu'il maintient vive sa culture de résistance et de générosité, sa part de singularité.

A condition de lui prêter attention. A condition de le considérer et ne pas le laisser dans la solitude.

Jean-Pierre Duret et Andréa Santana

 

FICHE TECHNIQUE

 

Un film de  Jean-Pierre Duret et Andrea Santana
Image et son Jean-Pierre Duret et Andrea Santana
Montage Catherine Rascon
Montage son et mixage Roman Dymny
Musique originale Bruno Courtin
Étalonnage Herbert Posch - Vidéo de Poche
Produit par Muriel Meynard

Une production AGAT Films & Cie
Avec la participation du Centre National du Cinéma et de l’Image Animée et du Festival Ciné 32
Distribution ALOEST/VEO

2014 – documentaire – version originale française
V.O. ST Anglais et Portugais
1h30 – 1,85 – 5.1 – DCP
Visa d’exploitation n°136209

©AGAT Films & Cie – France, 2014

 

LES RÉALISATEURS

 

JEAN-PIERRE DURET

est né en Savoie en 1953 dans le milieu paysan et y travaille jusqu’à l’âge de 20 ans.
C’est la rencontre décisive d’Armand Gatti qui le plonge dans le monde du théâtre, puis du cinéma. Ingénieur du son dès la fin des années 1980, il travaille pour Pialat, Resnais, Mazuy, Garcia, Jaoui, Doillon, Varda, les frères Dardenne, Straub et Huillet, Wajda, A. des Pallières, Kahn, Zulawski, Bonello…
En 1986,  l’écrivain anglais John Berger l’encourage à réaliser son premier film, Un beau jardin, par exemple, consacré à ses parents paysans.

ANDREA SANTANA

est née au Brésil en 1964. Architecte et urbaniste de formation, elle s’installe en France en 1999 où sa rencontre avec Jean-Pierre Duret la met sur la voie du cinéma documentaire.

Dans les années 2000, ils réalisent ensemble une série de trois films tournés au Brésil :
Romances de terre et d’eau (2001- 35mm - 78min)
 - 24e Festival International du Cinéma du Réel.
 - 15e Rencontres Cinéma d’Amérique Latine de Toulouse.
Le Rêve de São Paulo (2004 - vidéo - 100min)
 - 27e Festival International du Cinéma du Réel.
 - 18e Rencontres Cinéma d’Amérique Latine de Toulouse.
 - 17e États Généraux du Documentaire de Lussas.
Puisque nous sommes nés (2008 - 35mm - 90min)
 - 65e Festival International de Venise.
 - 23e Festival International du Film Francophone de Namur : « Bayard d’Or» du meilleur film et prix du public.
 - 39e Festival International du Film de Rotterdam.

Plus d'informations sur le site web: www.puisquenoussommesnes.com

 

 

 

 

PAROLES DE SPECTATEURS

Bruno Courtin, compositeur de la musique du film

Petite réflexion à postériori sur la musique de « SE BATTRE »

Après le visionnage d’un 1er montage du film et une discussion avec Jean-Pierre, Andréa et Catherine, l’envie d’une musique originale s’est confirmée, sans pour autant qu’une quelconque certitude sur sa nature et son contenu ne se dégage à priori.

Le premier ressenti, à la découverte du film, est déterminant. L’émotion est forte, mais doit être constructive et à la hauteur de la capacité d’écoute et de disponibilité que les réalisateurs ont eu devant les protagonistes du film. La dignité, la solidarité, la confiance, les paroles, l’écoute, les regards, sont là, et si puissants !

De cette profonde humanité, doit naître une musique, qui s’imposera progressivement. Même si le film ne s’appelle pas encore « Se battre », on parle de « Stratégie de combat », il y a cette notion de combativité qui est là et qui va s’ajouter à celle d’humanité ...

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John Berger, romancier et critique d’art

Ce film ressemble à un album de famille. On tourne les pages, on regarde les visages et on imagine leurs histoires.

Tous ceux qui apparaissent dans l’album représentent, pourtant, ces millions qui sont aujourd’hui les ignorés, les rejetés, les perdants oubliés de notre économie, celle du capitalisme mondial et spéculatif.

Voici les portraits, les yeux aux expressions singulières, les voix, les apartés  de ceux dont les médias, les hommes politiques et les tenants du Marché ne parlent jamais.

Ouvrez cet album, vous les rencontrerez et ainsi prendrez conscience de ce que  tous nous vivons.

Michel Arbatz, musicien, interprète et écrivain

Je suis allé voir « Se battre » de Jean-Pierre Duret et Andréa Santana. Comme de tous leurs films, j’en suis sorti secoué et rempli.

De quoi ça parle ? Des pauvres de la France, des petites gens qui tiennent tête au ras de la ligne de flottaison. De ceux qui ne renoncent pas à aimer la vie malgré la débine, de ceux qui ont très peu et le partagent.

Ce sont eux qui parlent tout au long du film, tourné dans la petite ville de Givors, fin fond de la France, entre les HLM, les salles d’entraînement de boxe, et centres du Secours Populaire Français, les maraîchages alentour, et dans des appartements qui vont du modeste au délabré. Mais jamais délabrés, les personnages : aussi héroïques que démunis, ils racontent leurs combats contre la poisse, l’exclusion et le mépris. [...]

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DVD

 

Pochette DVD

Apres une exploitation en salles importante et qui n'est pas finie, le DVD de Se Battre va sortir le 7 Octobre chez l'éditeur Blaq Out. Un très bon éditeur avec qui nous avons bien collaboré, et nous sommes fiers de cette édition.

Le DVD comporte un bonus important qui est un montage de trois projections débats que nous avons eues à Paris avec Jacques Mandelbaum, critique de cinéma au Monde, Didier Eribon, sociologue et philosophe, et Monique et Michel Pinçon Charlot, sociologues. Ces débats permettent de prolonger la réflexion autour des problématiques questionnées par le film.

Il y a aussi 9 bonus supplémentaires qui sont des courts extraits de trois minutes environ à partir de rushes qui n'ont pas trouvé leur place dans le film, ou avec des personnages qui en avaient été écartés au montage.

Le mieux est de commander le film par internet à l'adresse suivante:  http://boutique.blaqout.com

Vous pouvez aussi le trouver à la FNAC, chez Amazon ou dans certaines librairies.

 

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